Dépendance [FINI]

06_Dépendance  (Dépendance [FINI]) posté le mercredi 01 avril 2009 12:36

Je jetai un coup d’œil à mon voisin qui souriait tranquillement, en regardant le ciel sans nuage par la fenêtre, l’air complètement indifférent à ce qu’il se passait dans la classe.

Sans vraiment m’en rendre compte je le détaillais.

 

Il était vraiment très beau, aussi beau que moi, même, mais d’une beauté différente de la mienne, et je me surpris a me demander qu’elle texture aurait sa peau si je la caressais de mes doigts, ou alors l’effet que cela faisait de faire glisser sa main dans ses cheveux à l’air si doux.

 

Céliann tourna sa tête vers moi et je lui souris essayant par-là de cacher mon trouble.

 

-         comment est-ce-que tu t’appelle ? me demanda-t-il

-         Raphael. répondis-je automatiquement.

-         J’aime beaucoup ton sourire Raphael, il rougit légèrement en disant cela.

-         Moi aussi…euh je veux dire ton sourire à toi que j’aime beaucoup…

 

Il rit d’un rire clair et discret, qui lui donnait un air enfantin, et mon sourire s’agrandit.

 

-         Messieurs ! si mon cour ne vous intéresse pas vous pouvez sortir ! dit le professeur contrarié.

 

Aussitôt, les magnifiques yeux vairons de céliann qui pétillait de malice, devinrent soudainement ternes et il retourna à la contemplation du ciel en soupirant.

 

Mon sourire disparut soudainement et je me mis à suivre le cours, jetant régulièrement un coup d’œil à céliann qui continuait inlassablement de regarder le ciel.

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07_Dépendance  (Dépendance [FINI]) posté le mercredi 01 avril 2009 12:37

A la fin du cour, Sam et Phil vinrent à la charge, alors que céliann et les autres élève se rendait à notre cour d’anglais.

 

- avant toute chose est-ce que tu es malade ? Me demanda Sam l’air très sérieuse.

- non, soupirais-je tentant d’apercevoir céliann avant qu’il ne disparaisse totalement de mon champ de vision.

- explique-nous ce qu’il ta pris alors dit Phil en se mettant devant moi.

- mais rien ! C’est si grave que ça qu’il se mette a coté de moi ?

- bien sur que c’est grave ! Je te signale que ça fait un an que tu bassine tout le monde sur le fait que tu veux être tranquille en cour ! dit Sam

- Et lui il arrive et hop, tu le laisse réduire a néant une règle que tu avais toi-même instauré et que tout le monde respectait ! Renchérit Phil

- et en plus ! Tu na pratiquement pas suivit le cour ! Et tu t’es fait réprimander ! Ajouta Sam.

- sa arrive à tout le monde dis-je en haussant les épaules, allez venez on va être en retard en cour.

 

Je ne leur laissais pas le temps de répondre et me précipitait vers notre salle de classe, espérant secrètement que céliann me laisserait une place à coté de lui. Ce qui n’arriva pas puisque, un mec du nom de Mikael était assis près de lui et qu’ils discutaient allégrement.

 

D’un coup je me trouvais vraiment stupide et m’asseyait a ma place habituel de mauvaise humeur.

 

Ignorant le sourire qu’il m’adressa quand je passais a coté de lui et qui se fana immédiatement quand il comprit que je l’ignorerais.

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08  (Dépendance [FINI]) posté le vendredi 17 avril 2009 13:43

Chapitre 2

 

C’était comme cela, que sa avait commencé. Une simple rencontre entre deux élèves tout ce qu’il y a de plus normal. Enfin normal, c’était vite dit, parce-que Celiann n’était pas un ado normal. C’était juste un incroyable génie aux doigts de fée. Un adolescent qui réussissait tout ce qui avait attrait à l’art en passant de la peinture, à la sculpture pour arriver à la musique. Tout ce qu’il entreprenait, créait était simplement magique.

 

Mais malgré son titre de génie, personne ne l’approchait, il restait toujours seul, dans un monde qu’il semblait être le seul à voir. Née de parents célèbres, Celiann avait tout pour être heureux,  mais il y avait toujours un voile sombre sur ses yeux ternes et vides.

 

C’était comme si il n’attendait rien de la vie a part peut-être la mort, c’est en tout cas ce que pensait Raphael, une nuit, où lors de sa ronde de préfet, il avait croisé le blond hors de son dortoir.

 

La première pensée que j’avais eu en le voyant assis sur le rebord d’une fenêtre, les pieds se balançant dans le vide, c’était que la lumière de la lune lui allait bien.

La seconde pensée qui m’était ensuite venu c’était qu’il n’avait pas l’air de se rendre compte qu’il pouvait mourir au moindre balancement de trop.

 

En m’approchant de lui, je vis qu’il pleurait silencieusement. Magnanime, je décidais que même si cela faisait maintenant quatre mois que je l’ignorais, oui, j’étais assez rancunier dans mon genre, j’essaierais de le consoler, après tout si il avait par un éclair de désespoir envie de sauter par la fenêtre, je préférerais qu’il le fasse quand ce n’était pas mon tour de surveiller les couloirs. Je ne voudrais pas avoir de problème avec ça.

 

M’asseyant près de lui, mais de l’autre côté, je n’étais pas fou ! j’attendais qu’il m’adresse la parole, je venais quand même de faire le premier pas. Il tourna un regard vide et terne vers moi, puis retourna à la contemplation du vide.

 

Je le regardais un moment, dommage que je n’avais pas mon matériel avec moi. Il représentait exactement, le sujet qu’on devait rendre à la fin du mois : le désespoir. Quoique les portrait ce n’était pas trop mon truc, je préférais la nature.

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09  (Dépendance [FINI]) posté le vendredi 17 avril 2009 13:45

Mais bref revenons-en au sujet principal. Le blond continuait de pleurer, ne semblant pas vouloir discuter. Je commençais, lentement mais surement a m’énerver, on ne m’ignorait pas comme ça ! Alors une fois de plus je consentis à faire le deuxième premier pas.

 

-         salut ! est-ce que sa va ?

 

Je l’avoue ce n’était pas une question des plus brillantes, mais bon, c’est tout ce qui m’étais venu à l’esprit.

 

-         laisse-moi me dit-il d’une voix faible et enroué.

-         Tu sais que je peux te mettre deux heures de colle parce-que tu n’est pas dans ton dortoir ?

 

Il soupira, mais ne bougea pas.

 

-         et si tu me disais ce qui ne va pas ?

-         je ne vois pas en quoi sa te regarde, d’habitude t’es du genre à m’ignorer me dit-il amer.

 

Ouais, bon c’était mal partit pour le consoler là.

 

-         je suis rancunier, et toi tu ma trahis en t’asseyant à côté de Mickael.

 

En voyant son regard, je me demande si je n’aurais pas mieux fais de mentir pour une fois.

IL eut un rire qui me fit froid dans le dos. Un rire hystérique.

 

-         euh, sa va ? je demandais, pas très rassuré.

 

Il arrêta tout de suite de rire et reposa sa tête contre le mur en soupirant. Et mon souffle se coupa un moment, il avait l’air soudain tellement fragile.

 

-         Tu crois qu’il y a quelque chose après la mort ? me demanda –t’il après un silence.

-         L’enfer ? dis-je plus pour trouver quelque chose qui l’empêcherait de dire bonjour au sol que pour répondre à sa question.

 

Il me sourit tristement.

 

-         et le paradis ? j’aimerai tellement qu’il y ait une vie tellement meilleure qui nous attende après la mort.

-         Seul les scientifique ont la réponse répondis-je philosophiquement. Tu ne veux pas retourner dormir ?

-         Tu n’a jamais pensé a ce qui t’arriverais une fois mort ?

-         Je ne crois pas à la mort, enfin je veux dire j’ai encore soixante ans à vivre avant d’y penser.

 

Il y eut un silence, ou il fixait un point visible. Ce mec avait un sérieux problème.

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10  (Dépendance [FINI]) posté le vendredi 17 avril 2009 13:46

-         pourquoi tu ne veux pas vivre ? demandais-je

-         j’ai envie de vivre…mais pas comme ça.

-         Et comment ? tu as tout pour être heureux ! ta un avenir assuré grâce a tes parent, de l’argent, t’es populaire ! qu’est-ce que tu veux de plus ?

-         La liberté. Dit-il en me regardant…et peut-être l’amour aussi.

-         Ah.

 

C’est tout ce que je pouvais dire, étant donné que moi-même je recherchais la liberté, l’amour par contre, je trouvais juste que c’était une grosse arnaque que le monde avait mis en place pour ne pas rester seul dans son coin et faire croire a un semblant de bonheur.

 

-         tu sais ? j’aurais aimé devenir aviateur.

-         Aviateur ? dis-je surpris.

-         J’ai toujours voulu voler. Mais mes parents n’ont que moi, et c’était inconcevable que je n’ai pas le même engouement qu’eux pour la musique. Alors pour ne pas les décevoir j’ai fait ce qu’il voulait que je fasse, et il s’est trouvé que j’avais un réel talent. Et quand ils l’ont découvert, je n’avais plus d’échappatoire. Mon talent. C’est ce qui m’a emprisonner, ce qui ma enfermé dans ce monde.

-         Tu seras bientôt majeur non ?

-         Qu’est-ce que cela va changer ? Tout le monde m’appelle le génie, personne n’accepterait une seule seconde que je « gâche mon talent » pour un caprice, mais parent ont déjà régler mon avenir au millimètre près.

-         Et alors ? tu fais ce que tu veux ! dis-je me surprenant par l’enthousiasme que j’avais mis dans cette phrase.

-         Et c’est toi qui me dis ça ? toi qui est amené a reprendre l’entreprise familiale dès tes études d’art terminés.

 

Je me renfrognais.

 

-         au moins j’ai réussi a imposé ma passion, même si ce n’est que pour quelque années !

 

Il me sourit, m  ais ce n’était plus un sourire éblouissant comme lors de notre première rencontre. Je détournais la tête.

 

-         tu devrais aller te coucher.

-         Je suis insomniaque.

 

Je soupirais.

 

-         bah moi je suis fatigué et j’aimerais dormir !

-         oh, je comprends mieux pourquoi tu reste avec moi me dit-il d’une voix tellement triste que mon cœur se serra.

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